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GEAB N°75 (15 mai 2013) - Sommaire

Crise systémique 2013 : sous les records des bourses, l’imminente plongée en récession de la planète

L’économie mondiale ralentit sérieusement et une récession généralisée se profile. Les différents acteurs en ont pleinement conscience et, face aux enjeux d’une rechute imminente, les pays ou régions mettent en place diverses stratégies pour tenter d’en minimiser les conséquences… (page 2)

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BoJ, Fed, BCE : à méthodes distinctes avenirs contrastés

Afin d’y voir plus clair dans le déroulement de la crise systémique globale, il est nécessaire de comprendre les moyens d’action des grandes banques centrales occidentales, les limites, les avantages et les inconvénients de leurs interventions. Nous expliquons donc leurs politiques dans les grandes lignes… (page 9)

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GEAB dollar et euro index

Le dollar index traditionnel (utilisé par les marchés financiers) est un indicateur qui a perdu de sa pertinence pour estimer l’évolution du dollar US. Notre équipe présente donc son habituel GEAB $ index accompagné du GEAB € index… (page 14)

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Recommandations opérationnelles et stratégiques

Découplage de l’or papier et de l’or physique

. Obligations souveraines européennes : la BCE reste le patron

. Bourses : quand les QE font pleuvoir de l’argent ! … (page 17)

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Le GlobalEurometre - Résultats & Analyses

La tonalité générale du sondage de ce mois est pour le moins morose. La confiance en la capacité de gérer la crise de l’Euro s’effondre littéralement ce mois-ci, la crainte de perdre de l’argent augmente significativement… (page 20)

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Décennie 2020-2030 Bienvenue dans le monde d’après… les babyboomers ! par Franck Biancheri
Edito MAP3-Juillet 2011
11/07/2011


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A quoi va ressembler le monde d’après les babyboomers ? Ou plus précisément l’Europe d’après les babyboomers ? C’est le travail d’anticipation central de cette 3° édition de MAP. Et le sujet en vaut la peine car, d’une part, on assiste partout en Europe à l’expression croissante d’un ras-le-bol des jeunes générations (les “Indignés” en sont une expression particulièrement visible) face à l’égoïsme forcené d’une génération qui refuse de considérer qu’elle n’a pas “mérité” l’intégralité des avantages et privilèges collectifs dont elle bénéficie et dont beaucoup sont “revenus” de la politique sans jamais y être allé autrement qu’en jouant aux révoltés post-pubères lors de Mai 1968 [1].

L’inertie intellectuelle et le poids politique de cette génération semble devoir encore peser longtemps sur les choix collectifs européens, comme c’est le cas depuis une décennie au moins, privilégiant le passé et le présent à l’avenir, préférant sacrifier l’éducation plutôt que de remettre à plat collectivement le système de retraite, considérant commedes dus des modes de vie qui ne peuvent se maintenir qu’au détriment des revenus des générations montantes, parlant toujours comme des “gauchistes” pour finalement voter en faveur des discours sécuritaires [2], … Et ce sentiment de poids écrasant, de “bouchon générationnel” bloquant toute évolution vers un avenir différent, pensé par les jeunes générations et non pas dicté par des vieillards en gestation, contribue à démoraliser la jeunesse d’Europe [3] qui, cohorte générationnelle beaucoup moins nombreuse, appauvrie, souvent moins bien éduquée, … se demande comment faire entendre sa voix, ses aspirations, ses choix.

Et bien, l’anticipation politique et une partie des travaux de ce MAP 3, permettent d’apporter une bonne nouvelle : il y a bien un monde d’après les babyboomers, et la décennie 2020-2030 sera celle qui le verra éclore.

Démographiquement, financièrement [4], … et donc politiquement, c’est en effet dès la fin de la décennie actuelle que le rapport de force inter- générationnel va se modifier. N’oublions pas en effet que les représentants de la “queue du babyboom”, ceux qui ont eu 20 ans à partir de la seconde moitié des années 1970, sont très proches de la génération suivante [5].

Donc, l’espoir est au coin de la rue … et non pas au bout d’un long tunnel !

Et cette sortie de la gangue intellectuelle et sociologique issue des années 1960/70, années de formation des babyboomers, se prépare dès maintenant. D’abord en prenant conscience qu’elle est plus proche qu’on aurait pu le croire ; ensuite en commençant à réfléchir et préparer la suite. Car l’Histoire cède toujours assez facilement le passage aux générations qui partagent des aspirations communes. La génération babyboomers en fut d’ailleurs un bon exemple.

L’étudiant de 20 ans en 2011 doit donc savoir qu’en Europe, d’ici qu’il ait fini ses études, la société sera en pleine transition politico-démographique. Cela veut dire très concrètement qu’il doit transformer dès maintenant son exaspération actuelle, face à une société qui ne semble s’intéresser qu’aux vieux, en une réflexion constructive sur quel type de société il souhaite pour la prochaine décennie.

Attention, le sens de l’Histoire est avant tout un sens de l’humour assez noir. Aussi, quand elle présente une opportunité de changement, c’est aussi bien pour le meilleur que pour le pire. La fin de l’influence dominante des babyboomers agira comme un bouchon de champagne qui saute : les changements vont soudain couler à flot. C’est uniquement en anticipant réflexions et actions qu’il sera possible de prévenir le pire et de stimuler le meilleur. Chaque génération se trouve normalement face à un tel choix. Mais en Europe, en Occident, cela fait pourtant près d’une génération que cette opportunité a été confisquée par le simple effet mécanique du poids démographique sans précédent des générations nées après 1945.

Alors les travaux d’anticipation de ce MAP3 sont un premier signal aux jeunes générations actuelles : commencez à réfléchir sérieusement au monde d’après les babyboomers … car vous allez devoir le construire plus rapidement que vous ne l’imaginez aujourd’hui !

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[1] Deux remarques à ce sujet : . cette considération ne vaut bien entendu que pour le monde anglo-saxon et l’Europe occidentale hors Grèce, Espagne, Portugal. Ces derniers pays (comme l’Europe de l’Est) avaient en effet à faire face à de vraies dictatures, ce qui a façonné très différemment les générations concernées au cours des années 1945-1960, coeur du babyboom. . et elle inclut également les “anti-soixante-huitards”, à l’image de l’actuel président français Nicolas Sarkozy, qui sont restés tout aussi politiquement immatures que leurs alter-égos des barricades.

[2] Un joint le soir, et un vote sécuritaire le matin.

[3] Et également des Etats-Unis et du Japon.

[4] Le choc immobilier majeur de 2015 qui va entraîner une chute moyenne de près de 50% des prix résidentiels occidentaux (voir GEAB N°56), associé à l’ensemble des conséquences financières de la crise mondiale, va en effet remédier brutalement au grave déséquilibre de richesses inter-générationnelles qui caractérise l’Occident actuel.

[5] Le chômage de masse était déjà au rendez-vous de leurs histoires individuelles et collectives.



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